Comment réseauter avec sa vidéo de communication d’un congrès?

La participation à un congrès est une étape importante dans la communication entre pair-e-s; pour la diffusion des résultats, la promotion des travaux de recherche et pour le réseautage! Vous avez à produire une vidéo et cela vous semble restreindre votre diffusion et la possibilité de réseautage? Découvrez en 10 points comment en faire une opportunité de rayonnement et de formation.

 

  1. Partagez votre vidéo sur vos réseaux socionumériques

    Partagez ou liez votre vidéo à un réseau comme twitter, en taguant l’organisation qui a accueilli votre communication, mais aussi d’autres chercheur-se-s que vous avez rencontré-e-s, ou encore des centres de recherche pour leur faire connaître vos travaux. Engagez votre auditoire dans la discussion avec des questions non fermées.

  2. Faites vivre votre vidéo

    Votre vidéo a été écrite, produite, à un instant bien précis de votre recherche. Au moment où vous la diffusez, votre recherche a peut-être déjà évolué. Faites-le savoir! C’est l’occasion de montrer que la recherche scientifique, y compris la vôtre, n’est pas figée dans le temps. Votre communication est comme une photo à un instant t d’un travail qui se tient dans la durée. Et même votre communication a pu évoluer, à la faveur de rétroactions extérieures.

  3. Insérez un lien dans votre signature de courriel

    Incitez à vos interlocuteur-trice-s à découvrir votre sujet de recherche en intégrant un hyperlien sur un texte comme « Découvrez mon projet de recherche! » que vous positionnez dans les premiers éléments de votre signature de courriel.

  4. Mentionnez votre vidéo dans votre CV ou votre demande de subventions

    En plus de citer la communication au congrès, vous pouvez mentionner qu’une vidéo de la présentation est disponible. Vous avez le droit de mentionner votre vidéo dans ces éléments, et cela est même conseillé. Il s’agit pour vous de vous démarquer, alors foncez, référencez ce bel exposé qu’est votre vidéo dans la section « contributions » de votre CV canadien, par exemple. Plus de conseils ici. Vous pouvez aussi l’insérer dans votre profil LinkedIn, par exemple, ou encore avec votre identifiant ORCID ou votre profil wiki.

  5. Ne la diffusez pas auprès du « mauvais » public

    Votre vidéo a été réalisée pour un congrès scientifique, un colloque, pour une communication entre pair-e-s, pas forcément spécialistes de votre discipline. Pas pour un public non scientifique (exemple : scolaires, décideurs, « tout-public »). Alors ne la faîtes-pas parvenir auprès d’un public qui n’était absolument pas votre cible initiale. Des publics = des objectifs réciproques différents.

  6. Questionnez-vous sur vos droits

    Vous avez utilisé des sons, visuels, dans votre vidéo, qui ne vous appartiennent pas? Êtes-vous réellement autorisé à les utiliser librement (droits commerciaux, droits d’auteur-e-s etc.)? Devez-vous citer vos sources? Vous présentez des travaux de recherche, mais avez-vous obtenu l’autorisation de votre directeur-trice de recherche, de votre laboratoire, de l’organisateur de l’événement pour lequel vous aviez produit cette vidéo? N’hésitez pas à consulter le département légal ou le service des communications de votre établissement.

  7. Guidez les internautes sur la façon de partager votre vidéo

    Assurez-vous d’apposer sur vos documents à partager les licences pour informer les internautes de la possibilité de réutiliser vos contenus, de l’obligation de vous citer etc.

    Exemple :  © Prasun Lala, 2021. Cette œuvre est mise à disposition selon les termes de la Licence Creative Commons Attribution 4.0 International

    Accompagnez les contributions que vous partagez en ligne de licences, de DOI, d’un exemple « comment citer cette œuvre : ». Ce sont des ajouts relativement simples à faire au moment du partage sur internet, mais qui peut grandement contribuer à augmenter la visibilité des travaux, et mettre plus de chances de votre côté d’obtenir une reconnaissance pour votre contribution à l’avancement des sciences.

  8. Commentez et partagez d’autres vidéos

    C’est en fait un principe de réciprocité. Vous voulez de l’interaction sur votre vidéo, par exemple des commentaires. Alors commentez-vous aussi d’autres vidéos, de votre domaine de recherches pour faciliter des collaborations professionnelles dans un domaine particulier, mais pas uniquement. Ce réseautage numérique pourrait vous permettre de créer de nouveaux liens professionnels. Et sans doute d’élargir votre carnet d’adresses, en ouvrant divers horizons pour vos travaux de recherche.

  9. Rapprochez-vous des services des communications

    Au sein de votre laboratoire, de votre centre de recherche, de votre école, il y a sûrement une personne en charge de la communication. Identifiez cette personne, prenez contact et faîtes-lui connaître votre vidéo. Elle pourrait ainsi être relayée sur un blog, encapsulée dans une infolettre, ou directement partagée dans les réseaux socionumériques de votre établissement. Certaines organisations proposent même un affichage sur les écrans de diffusion des bibliothèques ou des espaces communs.

  10. Servez-vous de vos nouvelles compétences

    Vous avez produit une vidéo évoquant vos travaux de recherche pour une communication entre pair-e-s. Certes, vous n’êtes pas vidéaste, vous êtes chercheur-se. Mais pourquoi ne pas vous lancer maintenant dans l’élaboration d’une autre vidéo pour le même public ou un autre type de public? Soyez percutant-e-s dès les premières minutes, mettez des résultats dès le début, soyez encore davantage attentif quant à l’utilisation du jargon, cherchez à raconter une histoire de manière encore plus appuyée. Bref, vulgarisez pour un autre type de public, et continuez de vous former! Qui sait, cela pourrait vous servir pour des demandes de financements ou pour communiquer avec des journalistes etc.

Auteurs

  • Photo de Gwénola Maguelonne

    Gwénola Maguelonne

    Directrice du Congrès de l'Acfas

    Après avoir obtenu une maîtrise en biologie marine, Gwénola Maguelonne a ressenti l’importance (et le besoin) de savoir communiquer la science à tou-te-s. Elle passe donc de l’étude de la dissémination des crustacés, à la dissémination des connaissances, et obtient, en 2010, une maîtrise en histoire, philosophie et médiation des sciences.

    Depuis plus de 10 ans, elle œuvre dans la culture scientifique, en France, puis au Québec. À chaque fois, elle cherche à utiliser divers outils notamment les outils numériques au service de la diffusion, des interactions et du dialogue. Elle dirige aujourd’hui l’organisation du Congrès de l’Acfas.

    Crédit photo : Hombeline Dumas, 2019.

  • Photo de Prasun Lala

    Prasun Lala

    Agent de recherche

    Prasun Lala fait partie de l’équipe du Service d'aide à la rédaction d'articles (SARA) à la bibliothèque de l’École de technologie supérieure de Montréal (ÉTS) où son travail consiste à aider les étudiant-e-s des cycles supérieurs à développer leurs compétences liées à la communication scientifique par des activités de groupe leur permettant de rédiger et de réviser leurs propres articles.

    Il est titulaire d’une maîtrise en neurophysiologie du Aerospace Medical Research Unit (AMRU) à l’Université McGill et il fait partie du personnel de soutien en recherche au Centre de recherche sur les machines intelligentes (CIM) de l’Université McGill.

    Il est formateur pour l'Acfas et membre du service-conseil en communication scientifique à l'occasion du Congrès de l'Acfas.

Les auteurs tiennent à remercier Judith Boissoneault – bibliothécaire à l’ÉTS, pour ses précieux commentaires.