Le diamètre de cette structure sphérique est environ trois fois plus petit que celui d’un cheveu humain. Elle a été obtenue par l’électropulvérisation d’un polymère dissous dans deux solvants différents. Lors de la pulvérisation, l’un des solvants s’évapore rapidement, créant de multiples cavités. Grâce à cette grande porosité, les microbilles pourraient contenir des substances médicamenteuses et les transporter dans le corps humain. Et comme elles sont faites d’acide polyactique, ce polymère couramment utilisé pour la production de sutures biodégradables, l’organisme les éliminera facilement après la livraison. Mais on doit encore réduire la taille de ces microbilles pour qu’elles puissent éventuellement emprunter sans encombre le système circulatoire. (Taille de la microbille : 35 microns - Grossissement 200 x - Colorisation de la microbille pour en renforcer les détails - Microscope électronique à balayage)

Véhicule médicinal

Ehsan Rezabeigi École de technologie supérieure et Université Concordia

Le diamètre de cette structure sphérique est environ trois fois plus petit que celui d’un cheveu humain. Elle a été obtenue par l’électropulvérisation d’un polymère dissous dans deux solvants différents. Lors de la pulvérisation, l’un des solvants s’évapore rapidement, créant de multiples cavités. Grâce à cette grande porosité, les microbilles pourraient contenir des substances médicamenteuses et les transporter dans le corps humain. Et comme elles sont faites d’acide polyactique, ce polymère couramment utilisé pour la production de sutures biodégradables, l’organisme les éliminera facilement après la livraison. Mais on doit encore réduire la taille de ces microbilles pour qu’elles puissent éventuellement emprunter sans encombre le système circulatoire. (Taille de la microbille : 35 microns - Grossissement 200 x - Colorisation de la microbille pour en renforcer les détails - Microscope électronique à balayage) - Photo issue du concours La preuve par l'image 2017 -

Communiquer les sciences : à quelles attentes du public nos contenus doivent-ils répondre?

Toute personne ayant tenté de diffuser ses recherches au-delà du cercle des initiés a sans doute déjà pu constater à quel point notre expertise ne suffit pas à intéresser ou faire reconnaître nos résultats. Au-delà du manque d’intérêt des différents publics auxquels nous nous adressons, on constate même parfois une hostilité face aux prises de parole de scientifiques sur certains sujets. La particularité des opposantes et opposants au discours scientifique est de ne pas nécessairement reconnaître de valeur particulière au discours scientifique face à d’autres modes de rapport au monde. Et nous sommes dans l’embarras pour reconnecter avec ces interlocutrices et interlocuteurs.

Les recherches menées sur le fonctionnement de la communication peuvent nous aider à adapter notre manière de communiquer pour passer outre ce clivage.

  • En effet, notre expertise nous amène souvent à nous focaliser sur la robustesse de notre construction de connaissance, en quelque sorte la qualité de l’information que nous transmettons, en perdant de vue ce qu’est l’usage de ces connaissances en société. Or, nos publics ont des usages variés de celle-ci, où cette qualité n’est pas le seul critère pris en compte. Elle nous sert par exemple à tenter de faire sens de notre expérience quotidienne, à calmer notre angoisse face à l’insondable complexité du monde, à agir, à nous affilier à des groupes sociaux ou encore à faire face à nos responsabilités. Ajoutons à cela que les scientifiques ne sont pas nécessairement reconnus par défaut comme désintéressés et ne poursuivant que le bien commun.
  •  Les sciences effectuent un nécessaire travail de réfutation. Cependant, si nous en restons à ces seuls résultats démontrables scientifiquement, nous cassons des savoirs erronés sans offrir d’autres pistes à nos publics.

Une communication des sciences réussie passe par la conservation des connaissances scientifiquement validées tout en associant des éléments de réponse à ces autres dimensions, tout aussi essentielles pour aider nos publics à vivre au quotidien.

 

Pour aller plus loin : les ressources (conférences, articles, conseils de lecture et comptes rendus de colloques) mises en ligne sur le site de Comsanté

 

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